Comme le disait Edward Bruner, « le colonialisme… et le tourisme… sont nés ensemble et sont parents »

LE TRESOR DES KUNAS

Préserver notre humanité, l’un de nos biens les plus précieux. Lorsque l’on se réfère au «trésor des Kunas», on ne parle pas de pierres ou de métaux précieux, mais bien de l’attrayant territoire «kuna», comme témoignage d’un passé et d’une réalité naturelle et culturelle, qui doivent être protégés, préservés, conservés et retransmis.

Territoire de diversité et paysages paradisiaques. Situé en dehors des zones soumises aux risques d’ouragans et de tremblements de terre, ce territoire déploie sur 200km de côtes un écosystème riche et surprenant d’une grande diversité.

DÉCOUVRIR LES KUNAS

Une peuplade en mouvement. Depuis le bassin du fleuve Atrato*, les Kunas se sont déplacés entre les XVème et XVIIIème  siècle vers le Urabá d’aujourd’hui.

De la Colombie au Panama. Aujourd’hui, la plupart des Kunas ne vivent plus en Colombie mais au Panama, pays qui leur a offert refuge et qui leur a accordé des droits et libertés que le gouvernement administrant leur propre terre d’origine ne leur reconnaissait pas.

Autonomie politique. Grâce à l’unité et la bonne volonté de l’intendance (le représentant du gouvernement dans la Comarca), les Kunas, ont obtenu au cours de la période 1950-1968, la possibilité de créer une autonomie politique solide sur la côte atlantique panaméenne.

LE MESSAGE DES KUNAS

L’attrait. Les Kunas ont compris depuis longtemps l’attrait qu’exercent leurs îles et leurs récifs sur les touristes et autres visiteurs. Les Kunas ne veulent pas renoncer à leur mode de vie, leur autonomie, et au contrôle qu’ils exercent aujourd’hui sur leur territoire.

Tourisme responsable. Les Kunas savent que le tourisme n’est pas forcément une source de croissance économique. De leur point de vue, le tourisme est un complément à leur économie.

Un paysage paradisiaque façonné au cours des siècles par les générations humaines.

Derrière un magnifique décor…La plupart des touristes qui découvrent la région à bord de voiliers et de croisières, et même ceux qui séjournent dans des hôtels ou dans des cabanes Kunas, repartent émerveillés. Il perçoivent Kuna Yala comme une terre vierge, sauvage et même parfois primitive. Il leur est difficile de comprendre pourquoi ces magnifiques îlots de sables blancs parsemés de cocotiers, ne sont pas des espaces naturels, mais le fruit du travail de plusieurs générations d’hommes et femmes Kunas.